Journal D'Alice

Rêves

Alors là, il faut ab-so-lu-ment que je fasse un article sur mes rêves.

Il y a un moment, je rêvais que j'étais une fille qui se faisait poursuivre par un mec fou qui tirait partout avec sa mitraillette. Ce rêve me rendait folle parce que c'était constement la même fin. Je finissais par entrer dans "mon" appartement et je me réfugiait dans "ma" chambre et là, le mec tirait en travers de la porte mais il me touchait pas (du moins pas durant mon rêve). Pourtant, même si je savais qu'il n'arrivait jamais à me toucher, j'étais toujours terrifiée. Un jour, la fin à changée. Je finissait toujours dans la même chambre. Mais cette fois-là, tout devenait noir et c'était comme si je mourrais mais le tireur ne m'avait pas atteint. Le lendemain, une fille mourrait d'une overdose dans sa chambre. Je sais. C'est freak et j'ai l'air de m'y croire mais je vous jure qu'avec un peu d'interpretation, on pourrais voir le gars comme la drogue. La chambre où je finissais toujours c'était un peu l'impasse dans laquelle on est quand on est acro. Et la fin bizarre, c'était l'overdose de la fille. Le sommeil éternel. J'en ai froid dans le dos.

C'est temps-ci, je faisais un drôle de rêve. Il y avait un gars très beau qui me regardait avec un petit sourire triste et il me disait: Ce n'est pas toi. Et là, il me poignardait. Je déteste mourir dans mes rêves. Le sang qui coule me donne froid et je suffoque. Je ne vois jamais le sang. Je le sens sur ma peau.

D'autre fois, le garçon me prends dans ses bras en me répettant combien je lui ai manqué. Souvent, quand il me dit ça, il est très triste et je l'entend sanglotter dans mon oreille gauche.

Ce qui est étrange dans ce rêve là, c'est que même si je ne comprend pas la situation et peu-importe que je ne connaisse pas ce garçon, j'ai le contrôle de mon corps et de mes paroles. Pour les gestes, je ne sais jamais quoi faire apart m'accrocher au gars après qu'il m'ais poignardé ou le serrer fort dans mes bras comme si je voulais le consoler durant la deuxième situation. Quant aux paroles, je trouve rarement quelque chose à lui dire à part pourquoi (quand il me pognarde) mais quand je trouve quelque chose, il y à plein de fille qui répètent comme en écho derrière moi mais je ne les vois jamais.

Hier, le rêve à changé. Le gars était très loin de moi et il criait mon nom désespérément. Il y avait une ou deux larmes sèchées sur ses joues. J'entendais mon nom qui résonnait dans ma tête. J'ai figé complètement. Je comprenais pas qui il était. J'ai rien trouver d'autre que de le regarder avec des grands yeux ébahis. Et puis, il s'est mis à marché lentement. Puis rapidement. Il finalement il a couru vers moi. Il m'a pris dans ses bras et là, le rêve s'est assemblé. Comme un puzzle. J'ai tout compris quand il m'a pris dans ses bras et m'a dit à l'oreille gauche: Tu m'as manquée. Exactement là. J'ai tout compris.

"Tu m'as manquée." Des sanglots. Il s'est éloigné un peu. Un sourire triste. Les larmes sur ses joues. Je ne les avaient jamais remarquées avant. "Ce n'est pas toi". Le couteau. La peur.

Je l'ai regardé. Tout était au ralentit. J'avais peur. Le même sourire, un peu en coin. "Je suis désolée". Changement. Là c'était moi. Je suis désolée... c'est tout ce que j'ai su dire. Je me suis accrochée à sa manche. J'ai attendue le coup. Y'avais rien. Juste son regard. Intense. Je continuais à le regarder en me préparant à la sensation effroyable du sang qui coulerais bientôt sur mon ventre.

Mais...

Rien.

Il est rester là. Son couteau à la main.

Le noir. Restant de peur.

Ma chambre. Le plafond rempli d'écritures. 6H04 du matin.

Le pire rêve que j'ai jamais fait. Je ne suis pas morte, il ne m'a pas parlé, je ne sais pas s'il m'a pardonné, ni qui il est.

Remords.

Envie de le revoir.

Envie de lui demander pardon mille et une fois.

Envie de le resserrer dans mes bras pour le consoler encore une fois. Même si je sais qu'a la fin, je me ferrai poignarder.



Article ajouté le 2007-09-12 , consulté 70 fois

Commentaires


la-marquise-de-merteuil le 20/04/2008 à 00:01:29
à dix-sept ans, j'ai arrêté de rêver.
j'aurai beaucoup aimé être l'ange gardien d'une fille qui se croyait au pays des merveilles.
je l'aimais en tant que personne, car c'était une jolie personne. j'aurai aimé lui dire que ce n'était pas elle qui me rendait triste. ce n'était pas elle, c'était son anorexie. l'anorexie qui a réussi à lui faire croire que si elle la suivait, elle irait au pays des merveilles.
elle m'a manquée.
peut-être que le jeune homme qui est présent dans tes rêves représente quelqu'un qui t'aime beaucoup (la nature de son amour on s'en fout) et qui aimerait te faire te rendre compte que le pays des merveilles n'existe pas, mais que dans le vrai monde il y a des merveilles. et peut-être que ce n'est pas toi qu'il tue, puisqu'il te dit que ce n'est pas toi, mais l'anorexie.
j'aurai aimé tuer l'anorexie de ma belle Alice.
tues ton anorexie et vies ta vie.


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